Tuesday, February 10, 2009

Hip Hop's New Commander-in-Chief.



As it appeared on Clovys.tv

Il y a d’abord eu la fois où l’émission 60 minutes a demandé au candidat démocrate, ce qui était en rotation sur son i-Pod. Dans sa réponse, au milieu d’une nomenclature de classiques de sa génération comme les Bruce Springsteen et compagnie, le futur Président insère Jay-Z, très casually. Bombe. Puis, il y a eu sa rétorque gestuelle du « Dirt off your shoulder » suite à un faux-pas du parti Républicain : autre bombe. Et, avec l’endossement, en tout début de campagne, du magazine Vibe qui lui a consacré la page couverture à plusieurs reprises, puis ensuite l’appui du Rolling Stone, on se doutait bien que Barack Obama serait le Président de la génération hip hop.

Il n’a pas le flow d’un poète du vinyle mais Barack Obama comprend ce qui nourrit souvent le Hip Hop : l’injustice, l’isolation, les inégalités sociales et toutes les autres frustrations des banlieues américaines.

La force du Président Obama, c’est qu’il l’a écoutée cette génération Hip Hop. Ne laissant pas son éducation Ivy League troquer sa compassion pour de la condescendance, Barack Obama a su être le messager pour cette génération qui malgré les porte-voix du Hip Hop se sentait trop souvent peut-être entendue mais mal comprise. Il a aussi eu le courage de noter les bémols du palmarès des beatmakers : la misogynie, la violence, la promiscuité.

La relation Obama-Hip Hop a été rentable pour les deux partis. D’un côté, le Hip Hop a bien servi le Président en inondant le Web de vidéos d’appui comme la très touchante et contagieuse « Yes We Can » de Will.I.Am : la plus importante et la vidéo-phare qui a donné naissance à tant d’autres. De l’autre côté, Barack Obama a aussi bien servi le Hip Hop en donnant enfin à ce dernierun modèle : tous styles confondus, toutes côtes confondues. Aurions-nous enfin notre Marvin Gaye où notre John Lennon ? Souhaitons-le.


« I’m feeling like a black Republican, nah I can’t call it. More like a black Democrat runnin’ them out of office. Young Barack – a Obama, I’m all for it” – Juelz Santana, “Black Republicans” du mixtape de Lil’Wayne datant de 2007.


Dirt off your shoulder, Mister President:

1 comment:

Anonymous said...

besoin de verifier:)